Dimanche 25 décembre 2011
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Le 28 novembre dernier, Initiative Citoyenne écrivait par recommandé (avec accusé de réception) à Mr Xavier De Cuyper, Administrateur Général de
l’Agence Fédérale des Médicaments et Produits de Santé (AFMPS), suivant en cela la suggestion du Conseil
Supérieur de l’Audiovisuel qui se déclarait alors incompétent.
En cause : toujours cette même publicité-propagande de la Fédération Wallonie- Bruxelles en faveur des
« vaccins tout au long de la vie », sévèrement désapprouvée par le Jury d’Ethique Publicitaire dans sa décision du 9 novembre dernier, ce dernier ayant jugé la publicité en question « de nature à induire le consommateur en
erreur ».
C’est en date du 23 décembre dernier que l’Agence a daigné répondre et encore, même pas à
Initiative Citoyenne (qui avait pourtant écrit par la poste) mais aux nombreux citoyens qui l’avaient également interpellée par mail à ce sujet.
Nous avons donc appris la teneur de cette réponse de façon indirecte, ce qui en soi est déjà révélateur du degré de
correction et de prise en considération des citoyens par une telle instance, sous la tutelle de Mme Onkelinx.
Il s’agit d’une pseudo-réponse tout à fait affligeante de couardise, une
dérobade en somme, exactement comme celle de
l'ONE.
Ainsi, en se réfugiant derrière toute une série d’articles et d’alinéas de lois et
d’arrêtés royaux, l’Agence réaffirme la « normalité » du régime d’exception dont bénéficient tant les vaccins que les autorités dès lors qu’il s’agit de les
promouvoir ! En effet, quand il s’agit des vaccins et que ce sont les
officiels qui les promeuvent, il ne s’agit non plus de publicité mais de « campagne d’information d’intérêt général ». Pour les firmes, le résultat marketing est bien sûr identique à celui d’une publicité de leur cru avec
toutefois l’énorme avantage que cela ne leur coûte pas un centime. Et comble
du comble, les firmes sont donc soumises aux décisions du Jury d’Ethique Publicitaire là où les autorités officielles ne le sont même pas, se contentant de façon arrogante de déclarer ces
instances « incompétentes ».
Comme le système est bien verrouillé !
Cette agence, sous la tutelle de Mme Onkelinx, n’allait pas faire de l’ombre à l’autre
Ministre PS en cause, Mme Laanan. Elle a donc tiré son épingle du jeu en se déclarant incompétente tout en disant ne pas voir en quoi cette publicité est en contradiction « avec une
quelconque réglementation relevant de sa compétence », démontrant ainsi sa parfaite incapacité à déceler les énormes contradictions entre ses campagnes de
sensibilisation du public et celle de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur les vaccins.
Voilà pourquoi les citoyens continueront bien malgré eux d’être maintenus dans cette
atmosphère schizophrène où on leur dit d’un côté « Un médicament n’est pas un bonbon ! » et où, de l’autre, on leur fait croire que les vaccins sont aussi
anodins que de simples friandises à consommer sans aucune modération tout au long de la vie et sans aucune connaissance de leurs effets cumulatifs à long terme !
Pour finir, et pour donner bien sûr l’illusion qu’il reste encore au moins un intermédiaire
à qui refiler la patate chaude, l’Agence du Médicament nous renvoie à la Commission Fédérale sur les Droits du Patient. Mais il s’agit surtout ici de nous balader car celle-ci se déclarera
sûrement elle aussi incompétente, arguant qu’elle s’occupe surtout de « médiation » en cas de litiges impliquant des patients ou des professionnels dans le cadre d’une relation de
soin.
Si on ajoute à cela le fait qu'une personne, membre de cette Commission Fédérale pour
les Droits du Patient, est également l’avocate de GSK dans une affaire opposant au civil, la firme pharmaceutique
à une victime d’effets neurologiques graves de son vaccin anti-hépatite B (l’Engerix) dans le sud du pays, on comprend que ce n’est certainement PAS la Commission Fédérale pour les Droits du
Patient ni aucun autre intervenant officiel qui osera prendre ses responsabilités en contestant pareille pub et donc en protégeant
cette fameuse loi de 2002.
Cette triste histoire nous démontre donc surtout
que :
- les lois ne sont
appliquées par les officiels que quand ça les arrange.
- le système est très
bien verrouillé avec des tas d’intermédiaires pour vous balader.
- l’intérêt
suprême du citoyen et la dignité humaine ne sont pas du tout la priorité de ces agences officielles.
Actualisation du 12/01/2012 : L’AFMPS a fini par nous envoyer
officiellement sa réponse par voie postale, réponse au contenu tout à fait identique à celui que
nous avions déjà commenté ci-dessus. Peut-être l’a-t-elle fait après avoir lu cet article dans lequel nous nous étonnions de n’avoir appris cette réponse que de façon indirecte…